La remarque de M. Boulan précisant que ce projet faisait partie d'une opération politique des élus CPA qui consiste à implanter des projets sur le trajet TGV pour décourager le ministre de trancher pour le tracé nord, ote toute crédibilité à ce projet.
Mais supposons:
Pour comprendre ce projet, il faut remonter au 28 décembre 2008 et à l'annonce par le maire de Puyloubier du plus grand parc photovoltaïque des Bouches du
Rhône. Ce projet s'étend sur 35 ha et doit rapporter à la commune 140.000 € de location du terrain à EDF Énergies Nouvelles qui exploitera le site. La production démarrera septembre
prochain.
Plusieurs journaux se sont fait l'écho de ce projet qui additionne la vertu écologique et la vertu financière. EDF Énergies Nouvelles exploitent déjà un parc du même style à Narbonne depuis
octobre 2008. Trois autres projets sont en cours de finalisation à Sainte-Tulle, Manosque et Rognes.
Dans son édition
électronique du 12 février 2009, La Provence rapportait cette tirade de M. Boulan la veille dans le wagon-bar du TGV en route vers Paris à l'heure de l'apéro:
"Il faut chiffrer économiquement tous les projets que remet en cause le tracé LGV : rien que sur ma commune, c'est un projet photovoltaïque qui rapporte 500 000 euros par an, 40 sociétés prêtes à
s'installer".
Le 17 février, j'ai repris cette information sur le blog sous le titre le parc photovoltaïque Michel Boulan pour démontrer
l'invraisemblance de cette annonce ridicule qui aurait nécessité une surface de 125 ha.
Lors du conseil du 27/03/2009, M. Boulan a remis sur le tapis ce projet qu'il a fait adopter à l'unanimité. Nettement moins ambitieux, que ce qu'il a annoncé à la presse, il s'étalerait d'abord
sur 22 puis 29 ha. A 4.000 € l'hectare cela représenterait une recette de 88.000 € par an. Même pas de quoi payer le festival de la gastronomie !
M. Boulan prétend avoir trouvé cette superficie en friche sur la commune qui répond aux conditions d'exposition...etc. Mais, cette parcelle n'est pas dans le domaine communal contrairement à
Puyloubier qui loue à l'EDF le site de l'ex-carrière d'argile des Bréguières propriété de la commune
La commune a-t-elle les moyens d'acquérir cette parcelle privée ? Sans fonds propres et compte tenu du lourd endettement c'est de la folie. D'autre part les frais financiers réduisent
considérablement la rentabilité nette du projet.
M. Boulan évoque pêle-mêle, location voir sous location. L'option de l'achat étant écartée, les 2 autres éventualités ne sont pas
crédibles.
Pourquoi un propriétaire irait traiter avec la commune alors qu'il pourrait le faire directement avec EDF et encaisser la totalité
des loyers ?!
Ses qualités de gestionnaire plus que douteuses doivent nous appeler à la vigilance.
C' est un sujet qui devrait aussi intéresser l'Association des contribuables mécontents avant que MB entreprenne les démarches d' acquisition.
Où implanter des panneaux photovoltaïques ?
À la suite du débat très intéressant qui s’est noué à la Chambre d’Agriculture, j’ai proposé que nous organisions, avec le Préfet et les agriculteurs, un travail en commun à partir de 4 orientations :
1/ Pour l’implantation de panneaux photovoltaïques sous la forme de fermes solaires, la priorité doit être donnée aux terres sans valeur agricole : réhabilitation d’anciennes décharges, terres incultes …
2/ Pour les installations de plus faible surface, de grandes possibilités existent sur les toits de fermes ou de hangars, d’entreprises industrielles, de bâtiments publics. Evidemment, cela doit être réalisé avec le souci d’une bonne intégration esthétique sur le bâtiment et dans son environnement. Le conseil général vient d’entreprendre à ce sujet une réflexion sur ses propres bâtiments.
Une fois que nous aurons tiré parti des ces deux possibilités, un potentiel important aura déjà pu être installé.
3/ De manière plus générale, nous devons veiller à préserver la qualité de nos bâtiments et de nos paysages.
4/ S’agissant des terres agricoles, l’État et le conseil général ont déjà précisé dans le document d’orientation rédigé en commun qu’il était exclu d’autoriser des installations photovoltaïques sur des terres ayant bénéficié de subventions publiques (remembrement, irrigation …).
Au delà, comme on l’a noté lors du débat à la chambre d’agriculture, la notion de « bonne » et de « mauvaise terre » n’est pas évidente sur un territoire comme le notre. C’est cela aussi que nous devrons préciser.
A l’issue de la réunion de la Chambre d’Agriculture, le Préfet m’a donné son accord sur cette démarche.
Même pas peur!!!!! Et en plus la parcelle on l'a déjà!