C’est de cette manière que doit être détaillé l’assaut de M. Boulan contre Châteauneuf-Le-Rouge.
Non. Le CIQ du Cengle n’attaque pas le maire madame La Provence. Il se défend tout au plus, et le village avec.
Taxé de faire de la politique par mb, voici un sujet qui est au cœur de son objet et qui ne devrait soulever aucune objection de légitimité quant à son action en abrogation du POS made in Boulan pour obsolescence et illégalité. Tout un programme !
Enfin de l’action et du concret.
C’est bien sur le terrain que l’on gagne, en saisissant les instances administratives et judiciaires ; chacun selon ses moyens.
N’est-il pas fondé d’attaquer un Permis de construire lorsque les m² font des petits (voir le mystère des parcelles AC 180 et 181 ?
Quant au mutisme du maire, je suis impatient de voir de quelle manière et quand il va le rompre. Par le déni probablement. La hausse des impôts comme le contrôle de la Chambre Régionale des Comptes sont des sujets tabous. La dernière n’existe pas et la première n’a été assumée que devant 37 spectateurs ébahis !
Depuis, les mensonges étalés en 16/9 se rappellent aux plus sceptiques. Oui, La Muscatelle est une fable ET une insulte à l’intelligence des habitants. La preuve ? Bien que vendue (à perte), cela ne changera rien.
Mais il y a pire que le mutisme du maire. Il y a la désertion de la majorité de la population. Tiens l’article du Journal La Provence reproduit ci-dessous en intégralité n’a suscité aucun commentaire de la part des lecteurs négréliens:
CHÂTEAUNEUF-LE-ROUGE : Le comité d'intérêts de quartier du Cengle attaque
Roland Strauss, Gérard Dubreuil et Gilbert Rumelli du CIQ devant les contreforts du Cengle, où trois permis de construire ont été déposés. Le comité attaque le Pos dans son ensemble.
Photo Anne Peeters
Terré dans son mutisme depuis près d'un an malgré les demandes d'explications réitérées des comités d'intérêt de quartier sur
la hausse de 119% des impôts locaux, le maire de Châteauneuf-le- Rouge doit affronter une nouvelle attaque: le CIQ du Cengle lui demande d'abroger le Plan d'occupation des sols (Pos) du village
et le menace de saisir la justice administrative.
"Le document a été adopté en 1986 et il est illégal à plusieurs titres, précisent ses membres. Il est en contradiction avec la direction territoriale d'aménagement, comme avec la loi SRU et le
Grenelle de l'environnement."
60 villas au Cengle?
Le Pos a subi depuis quelques révisions partielles mais la municipalité n'a pas engagé de Plan local d'urbanisme (PLU). Or, le
PLU apporte de nombreuses modifications, notamment en densifiant l'habitat dans les communes afin de limiter le pavillonnaire diffus, consommateur d'espaces, et pas toujours assorti
d'infrastructures respectueuses de l'environnement comme les réseaux d'assainissement.
"Les PLU suppriment les anciennes zones NB2, zones non viabilisées mais où les constructions restent possibles", poursuit le CIQ. Illustration: une famille négrélienne propriétaire de terres à
quelques encablures de la barre du Cengle a récemment déposé trois permis de construire pour autant de villas en pleine garrigue où l'on devine, au bout de chemins de terre improbables, les
ruines d'anciennes fermes. "Ici, on frôle la zone Natura 2000, explique depuis son mas, qu'il a acheté il y a une quinzaine d'années, Roland Strauss. Nous sommes en plein site Sainte-Victoire
dont le périmètre court jusqu'en contrebas, à la départementale7", poursuivent Gérard Dubreuil et Gilbert Rumelli, vieux Négréliens.
Selon le CIQ, le Pos actuel permet de construire sur le site une soixantaine de villas. Une pure aberration: "Il n'y a aucune desserte, pas un réseau, des dangers en termes d'incendie de forêt,
des risques d'éboulis -la terre, marneuse, s'écoulant selon les intempéries jusqu'à la route." Le CIQ a attaqué ces trois permis: "On ne sait si le maire les a autorisés ou s'il a laissé passer
les délais, ce qui emporte un accord tacite". Interrogé, Michel Boulan s'insurge: "Ce CIQ a attaqué mon propre permis de construire alors que le terrain est à cinq kilomètres de là." Ah...
L'avocat du cabinet parisien retenu par le CIQ pour attaquer le Pos, un ponte en droit de l'urbanisme, se frotte les mains: "Le document a plus de 25 ans, on ne peut donc l'annuler, mais demander
au tribunal son abrogation parce qu'il est devenu obsolète, incohérent, et illégal". À ce jour, on ne peut contraindre un maire à transformer son Pos en PLU et quelques élus s'en gardent bien,
préférant une réglementation surannée mais souvent, bien plus électoraliste. Confiant, l'avocat tranche: "Si on gagne, nous ferons jurisprudence et cela aura un effet contaminant."
Par Carole Barletta ( cbarletta@laprovence-presse.fr )
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