Partager l'article ! Les limites d'une conscience municipale imparfaite: Si le maire s'introspecte lui-même, apparaît semble-t-il un manque d'objectivité et donc u ...
Si le maire s'introspecte lui-même, apparaît semble-t-il un manque d'objectivité et donc une partialité évidente dans la mesure où se contempler soi-même c'est se contempler avec un regard souvent intéressé.
Le maire n'est-il pas un être de désirs, habité de sentiments qui a fortiori pourraient altérer cette introspection ?
En effet, la vie du maire est marquée par des désirs continuels qui animent inlassablement sa vie, comme s'ils étaient sa nature même. C'est en cela d'ailleurs que Spinoza affirme que « Le désir est l'essence même de l'homme ». Or, le désir prend le pas sur la volonté raisonnable, c'est-à-dire cette faculté qu'a le maire à pouvoir se déterminer, une faculté éclairée par la raison qui est la mesure de toute chose. Aussi, en plus de ces désirs qui prennent le pas sur sa volonté, ses états affectifs montrent le peu d'objectivité qu'il a à se contempler. Auguste Comte faisait remarquer ainsi : « Je ne peux pas être à la fenêtre et me regarder passer dans la rue ». Il montre le manque de recul que le maire peut avoir sur sa personne. Cette conscience, en fin de compte, loin d'être omnisciente, ne permet pas la distance nécessaire à une fine connaissance de lui-même.
Dès lors, il s'avère que le maire ne sait plus clairement ce qu'il pense, ce qu'il sent, dans la mesure où la connaissance partielle que lui apporte sa conscience peut être altérée par ses désirs, ses sentiments. Plus encore, Freud, dans son ouvrage Métapsychologie, démontrait l'existence de l'inconscient psychique. Il affirmait ainsi que l'acte d'un maire n'était pas perceptible par la conscience dans la mesure où cet acte est animé par des désirs incompatibles avec les normes morales et sociales. Cet inconscient, qui ne se révèle que dans ses rêves, est donc une limite majeure à la connaissance de son être, ce qui a poussé Freud à faire le constat suivant : « Le moi n'est pas maître dans sa propre maison ». En quelque sorte, ce qu'il y a de plus important chez M. lui échappe, la conscience de soi ne signifiant alors plus rien.
Ainsi, la connaissance qu'il pensait avoir de lui-même s'effondre à la lumière de sa partialité et de son inconscient qui y fait barrage.
Toutefois, le maire n'est-il pas alors apte à prendre conscience de sa misère et de ses limites ?
Lire:
... à suivre
d'après divers corrigés BAC philo 2011 !
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